Famille BAVOSAT-VERGER

Usine Bavosat à Vénissieux

Un industriel lyonnais installe une usine de sac en papier à Vénissieux, s’insère dans la vie locale, devient maire. Son gendre, architecte vénissian de l’église de Parilly, suit les traces de son beau-père en politique…

Auguste BAVOSAT

Auguste Joseph Bavosat (1853-1910) naît le 31 décembre 1853 à Lyon. Il fréquente l’école la Martinière et deviendra fabricant et imprimeur de sacs en papier écornés. Ces sacs sont utilisés sur tous les étals des marchés avant l’avènement des sacs plastiques dans les années 60. Il implante son entreprise au 7 de l’avenue de la République à Vénissieux, à la limite de Saint-Fons. C’est la deuxième plus grande imprimerie de Lyon en 1900 sur les treize existantes.

En 1881, Auguste épouse Marie Marguerite Sublet (1853-1924), issue d’une ancienne famille vénissiane. Ils vivent à Lyon où nait l’année suivante, leur fils Joseph (1882-1943). En 1884, Marguerite (1884-1978) vient au monde, puis un an plus tard, Petrus (1885-1886).

Après avoir fréquenté les beaux quartiers de Lyon, ils s’installent à la fin du XIXe siècle au 36 de la rue Carnot à Vénissieux.

Industriel et notable vénissian, il est en 1900, le premier adjoint du maire Pierre Annequin. À ce titre, il va peser de toute son influence pour éviter l’annexion à Lyon, du quartier du Moulin-à-vent.

À partir de la loi Jules Ferry rendant l’école obligatoire, une commission scolaire municipale est créée au sein de chaque commune. Elle a en charge de surveiller l’assiduité des enfants à fréquenter l’école. C’est au titre de conseiller municipal à la tête de cette commission, qu’il est nommé en 1908, officier d’académie, l’équivalent actuel des palmes académiques. Quelques temps plus tard, il sera l’un des instigateurs de la construction de l’école du Centre. Les palmes présentes sur sa sépulture, nous remémorent ce glorieux passé.

En 1908, Auguste est élu Maire de Vénissieux. C’est sous son mandat qu’à lieu dans sa Mairie, le mariage de sa fille Marguerite et d’un jeune architecte, Jean-Pierre Verger.

Auguste Bavosat  meurt 2 ans plus tard, le 24 septembre 1910.

Les papeteries A.Bavosat seront reprises par son fils Joseph.

 

Joanny VERGER

L’architecte des nouveaux bureaux lyonnais de la papeterie Bavosat n’est autre que Jean-Pierre Verger, dit Joanny (1880-1932), son beau-frère.

Jean-Pierre Verger est né à Mions, le 29 septembre 1880 de parents cultivateurs vénissians. Joanny se marie avec Marguerite Bavosat à Vénissieux le 26 mai 1908. Ils auront 2 enfants : Henri (1910-1940) et Germaine (1913-1936). Henri, blessé, meurt pour la France à Lille (59) en 1940.

Le lieu-dit le Clos Verger à Parilly, porte le nom de la famille Verger.

La Première Guerre mondiale est terminée, fleurissent partout en France des monuments pour rendre hommage aux morts de la Grande guerre. Les communes font appel aux architectes, sculpteurs, marbriers. Chez nos voisins de Mions, on demande à un architecte local, Joanny Verger. Ses grands-parents maternels sont de Mions et Joanny est né dans la commune. Il fera appel à un voisin vénissian, Thomas Lamotte, sculpteur pour tailler le soldat de pierre. Le monument est inauguré le 14 avril 1925.

En 1922, Joanny Verger est l’un des premiers administrateurs du Moulin de Genas, d’Azieu et des environs, société de moulinage de farines créée en 1922 et close en 1984.

Investi pour sa ville, il sera président de la 154ème Société de Secours Mutuels.

En 1929, il se présente comme chef de liste de la Concentration républicaine aux élections municipales aux côtés de M.Croibier (fils), rosiériste de renom. Leur liste finira troisième des 4 listes présentes. Un maire SFIO est élu, Eugène Peloux. Sa liste d’opposition était déjà créée en 1919 pour contrer Louis Boyer qui fut élu maire.

En 1932, il est également président d’honneur de Vénissieux Trompettes et investi dans les dons aux Enfants de la Montagne.

Attaché à son quartier, il est choisi comme architecte de l’église de Parilly, lieu cultuel inscrit à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques comme patrimoine industriel. Commencés en 1932, l’architecte ne verra pas la fin des travaux, puisqu’il s’éteint le 23 novembre 1932, à l’âge de 52 ans.

Sépulture

Marie SUBLET, Vve Bavosat – 1853-1924

Joanny VERGER – 1880-1932

Auguste BAVOSAT – 1853-1910

Germaine VERGER – 1913 -1936

Marguerite BAVOSAT, Epse Verger – 1884-1978

Symboles funéraires présents sur la tombe

Particularité

Généalogie de la famille

Photothèque

Localiser la tombe

Longez le mur Ouest sur une dizaine de mètres, jusqu’à la tombe Baladon.