Famille Bacconnier Combet Chapaton

Récompensé pour sa bravoure, sa veuve ne percevra qu’une maigre pension. Jean-François Bacconnier est Mort pour la France…

Héros des cimes et victime du système

Cette sépulture (ou son évocation, car le corps repose encore dans les Vosges) nous raconte l’histoire d’un « Diable Bleu » — un Chasseur Alpin — dont le sacrifice a été obscurci par des querelles administratives.

Un « Diable Bleu » à l’assaut de Metzeral

Jean-François était un enfant du Moulin-à-Vent, travaillant la soie à la Croix-Rousse avant la guerre. Mobilisé à 29 ans, il rejoint le 11ème Bataillon de Chasseurs Alpins.

En juin 1915, son unité est engagée dans la féroce bataille des Vosges. Le 21 juin, à Metzeral, Jean-François s’élance à la tête de son escouade pour libérer le village. Il est grièvement blessé par le feu ennemi. Transporté à l’hôpital de Gérardmer, il y meurt le 3 juillet 1915, malgré le dévouement des infirmières.

Il reçoit la Croix de Guerre avec étoile de bronze à titre posthume pour son courage exemplaire.


La menace invisible : La maladie dans les tranchées

Le dossier de Jean-François soulève une question troublante. Bien que blessé au combat, l’armée déclare officiellement son décès comme consécutif à une « maladie épidémique ».

À l’époque, la promiscuité, les rats et le manque d’hygiène font des ravages :

  • La Typhoïde : 100 000 cas sont identifiés lors des 14 premiers mois de guerre.

  • Le vaccin : Bien que rendu obligatoire en mars 1914, beaucoup de soldats partis au front dès août 1914 n’avaient pas été vaccinés.


Une pension de guerre contestée

Pourquoi classer un blessé de guerre en « mort de maladie » ? La réponse est probablement financière.

  • Blessure de guerre : La veuve aurait dû toucher 675 Fr.

  • Maladie : Sa femme, Julie Charlotte, n’a reçu que 450 Fr.

Dans un contexte d’inflation galopante, cette différence était cruciale. Il semble que pour l’administration de l’époque, il était parfois « plus facile de donner une médaille qu’une juste pension ».


Note : Le nom de Jean-François est gravé sur le Monument aux Morts de Vénissieux à la demande de sa famille, pour que nul n’oublie que ce soyeux est tombé en héros dans les montagnes vosgiennes.

Sépulture

ROUSSET Charles – 1812-1858

ROUSSET Annette Ep. Bacconnier – 1842-1862

GINET Françoise Vve Rousset –  1818-1891

BACCONNIER Joseph – 1862-1933

MAZUEL Françoise – 1862-1933

VIALLET Cécile Vve Viallet – 1864-1946

COMBET Anthelme – 1833-1887

PORCHY Marie Vve Combet – 1837-1894

COMBET Marguerite ép BACCONNIER – 1859-1927

CHAPATON Léon – 1887-1949

GUEYTAT Nathalie Vve Chapaton – 1896-1965

A la mémoire de JF BACCONNIER – Mort pour la France 1915 – 30 ans

Symboles funéraires présents sur la tombe

Généalogie de la famille

Photothèque

Localiser la tombe

Vous en voulez encore ?

Continuez en longeant le mur Nord. Vous passer devant le portail d’entrée. Vous trouverez le long du mur Nord, la sépulture de la famille JUVENETON.