Hôpital Auxiliaire n°111

Le couvent des Soeurs de Notre-Dame-des-Apôtres du Moulin-à-Vent est transformé en hôpital militaire. Quelques décès y sont recensés…

Le Carré Pandémique n°17

Dans ce secteur du cimetière (carré 17), repose un petit groupe de soldats au destin particulier. Ils ne sont pas tombés sur le champ de bataille, mais ont rendu leur dernier souffle ici même, à Vénissieux, à l’Hôpital auxiliaire n°111.

Un couvent transformé en hôpital

Dès le début de la guerre, en août 1914, la solidarité s’organise. La Mère supérieure du couvent de Notre-Dame-des-Apôtres (situé au Moulin-à-Vent) propose d’ouvrir ses portes aux blessés.

L’organisation est impressionnante :

  • 100 lits sont installés, dont 50 directement dans la chapelle du couvent.

  • L’établissement est géré par la Croix-Rouge des femmes de France.

  • Au total, les Sœurs infirmières soigneront 2 072 « Poilus » tout au long de la guerre.


Quatre destins gravés dans la pierre

Ici reposent quatre militaires déclarés « Morts pour la France ». Leurs histoires illustrent la diversité des causes de décès à l’arrière :

  1. Jean Lacomme : Le premier soldat à mourir au couvent (mai 1916), des suites d’une opération de l’appendicite.

  2. Georges Maillard : Arrivé avec un convoi de tuberculeux, il meurt en juin 1917 et est inhumé « en toute hâte » pour éviter la contagion.

  3. Paul Burelle : Décédé le 8 octobre 1918 des suites de ses blessures de guerre.

  4. Léon Georges : Mort cinq ans après l’Armistice, rue du Château, mais reconnu Mort pour la France en raison des séquelles du conflit.


Le saviez-vous ?

Les hôpitaux auxiliaires comme celui-ci étaient essentiels. Ils permettaient de désengorger les hôpitaux militaires du front en accueillant les convalescents ou les malades de longue durée, comme les soldats atteints de tuberculose, véritable fléau des tranchées.


Note : Ce carré témoigne de la reconnaissance de la ville envers ceux qui, bien qu’ayant survécu au feu des mitrailleuses, ont succombé à la maladie ou à leurs blessures loin de chez eux.

Sépultures

Paul BURELLE – 1880-1918, Mort pour la France

Léon GEORGES – 1884-1923, Mort pour la France

Jean LACOMME – 1874-1916, Mort pour la France

Georges MAILLARD – 1886-1917, Mort pour la France

Particularité

Aucun symbole funéraire. Les tombes sont dans un carré pandémique. Les Sœurs décédées au couvent du Moulin-à-Vent sont inhumées le long du mur Est, mais dans les années 1980, elles décident de transférer leurs sépultures au nouveau cimetière de la ville.

Photothèque

Localiser la tombe

Voulez-vous que je vous indique la direction pour la suite de votre parcours mémoriel ?

Continuez tout droit en direction du mur Est. Sur votre droite se trouve la tombe Bally-Viarteix.