Marie DESBAT

Une femme qui consacre sa vie à aider les personnes âgées déshéritées, en fin de vie, dans son asile de la rue Billon. Elle reçoit le Prix de Vertu de l’Académie française en 1902….

Histoire de Marie DESBAT

Marie (Christine) Desbat nait le 12 avril 1854 à Saint-Bonnet-de-Troncy (69) de parents cultivateurs. Les années s’écoulent où elle exerce à Saint-Chamond, un commerce assez prospère. A l’âge de 36 ans, elle s’établie à Saint-Fons. Marie va s’attacher d’abord à réunir chez elle quelques petits garçons, vagabonds de la rue, déserteurs de l’église et de l’école, pour leur apprendre le catéchisme et leur enseigner les vérités religieuses. Un jour, elle tombe gravement malade et se met à penser aux personnes qui, dénuées de tout, sans famille et sans ressources sont, comme elle, alitées. Elle se promet alors, si elle s’en sort, de consacrer sa vie aux malades pauvres et abandonnés de tous.
Guérie, on la voit visiter et secourir tous les déshérités de Saint-Fons. Ses déplacements lui font perdre du temps. Elle décide alors de les recevoir chez elle pour concentrer ses efforts sur leurs soins. Cet hospice improvisé a un succès inespéré.
Elle acquiert alors trois vieilles maisons de la rue Antoine Billon à Vénissieux. Elle y loge ses pensionnaires devenus de plus en plus nombreux. Très vite, cet asile devient à son tour insuffisant pour accueillir tous les malheureux qui frappent à sa porte.
Elle décide de faire construire un vaste bâtiment sur l’emplacement des maisons. La foi l’accompagne tout au long de ses combats : soigner et accompagner les malades, trouver de l’argent pour maintenir l’asile. Elle partage sa foi avec les malades dans une chapelle qu’elle a établie dans la nouvelle construction. La chapelle est bénie le 25 juin 1900 par Mgr Henry, l’évêque de Grenoble, diocèse dont fait partie Vénissieux. Marie n’est pas religieuse, ne porte les habits d’aucune congrégation religieuse, mais signe volontiers : Sœur Desbat, directrice.
Un médecin visite régulièrement l’établissement accueillant à cette époque, 64 personnes âgées, 10 hommes et 54 femmes, pauvres, souffrant de paralysies, de cécité, de cancer, de tuberculose, épileptiques ou atteints de maladie qu’on nomme aujourd’hui Alzheimer. En 1902, elle reçoit le Prix de la vertu de l’Académie française. Marie Desbat décède à l’âge de 81 ans, le 13 février 1935 et est inhumée à l’ancien cimetière de Vénissieux.
L’asile de Notre Dame du Bon Secours perd sa directrice.

 

Sépulture

Louise BRUN (Vve Gerin) – 1833-1900
Anne BONNIERE (Vve DURET) – 1830-1907
Marie DESBAT – 1854-1935

Symboles funéraires présents sur la tombe

Généalogie de la famille

Photothèque

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