Famille SERTIER - SARTIER
Une famille d’anciens agriculteurs vénissians qui connaît les affres de la guerre. Des jumeaux, séparés par la mort durant la guerre de 14-18 épousent la même fille…
Les jumeaux de l'artillerie et l'héritage d'un ténor
Devant ce caveau, nous découvrons l’histoire d’une vieille famille d’agriculteurs vénissians qui a placé l’éducation et le devoir au cœur de sa vie.
L’école avant tout
Jean-Marie Sertier, le patriarche, était un fervent défenseur de l’instruction. En 1900, il faisait partie de la toute première commission scolaire de Vénissieux. Ses huit enfants ont tous suivi cette voie : Louis est devenu employé de perception et Marie-Thérèse, institutrice. Mais c’est le destin de ses jumeaux, Pierre et Joseph, nés en 1891, qui va marquer l’histoire familiale.
Deux frères, deux destins, un seul combat
Engagés ensemble dans l’artillerie à 20 ans, les jumeaux voient leur vie basculer le 4 août 1914.
Joseph : Sous-officier courageux (Maréchal des logis), il reçoit la Croix de Guerre pour son sang-froid. Tragiquement, il est tué par l’éclatement d’un obus en septembre 1918, à Margival, seulement six mois après son mariage avec Jeanne Guillaud.
Pierre : Militaire de carrière, il survit au conflit, terminant Lieutenant et Chevalier de la Légion d’honneur en 1932.
Unies par le souvenir
L’histoire prend un tournant singulier après la guerre. En 1921, après le rapatriement du corps de Joseph à Vénissieux, Jeanne, sa veuve, se remarie avec Pierre, le frère jumeau du défunt. Cette union, fréquente à l’époque (« le lévirat »), permettait souvent de maintenir les liens familiaux et de protéger les veuves de guerre.
Une parenté prestigieuse
Saviez-vous que cette famille comptait également une célébrité de la scène ? Marie Julie Chambon (la mère des jumeaux) était la sœur de Marius Chambon, un immense artiste lyrique.
Premier prix de l’Opéra de Lyon.
Soliste au Grand Opéra de Paris.
Officier de la Légion d’honneur et vice-président des artistes lyriques anciens combattants.
- Président de l’association des Lyonnais de Paris
Note : Le nom de Joseph Sartier est gravé sur le Monument aux Morts que vous avez vu au début de votre parcours. Son histoire nous rappelle que derrière les statistiques de la guerre se cachent des familles soudées, entre labeur agricole, succès artistiques et sacrifices personnels.
Sépulture
SERTIER Louis – 1826-1886
CHAMBON Marie Julie, épouse J.M. SERTIER – 1858-1915
SERTIER Louis – 1878-1941
GUILLAUD Jeanne, épouse Pierre SARTIER – 1892-1958
SARTIER Pierre, Officier de la Légion d’Honneur – 1891-1985
SARTIER Marie-Thérèse – 1888-1910
SARTIER Joseph, Mort pour la France – 1891-1918
SERTIER Jean-Marie – 1854-1949
Symboles funéraires présents sur la tombe
Généalogie de la famille
Photothèque
Localiser la tombe
Encore un petit effort!
Pour finir, tournez à gauche, traversez l’allée principale pour vous retrouver sur la tombe des familles FONCLARE et ROBERT, les verriers de Vénissieux.







