Famille CROIBIER
Le sous-officier, Jean-Baptiste Croibier sauve 2000 personnes de l’incendie de l’Arsenal militaire. Le patron des rosiéristes fleurit la ligne Maginot…
Le héros de l'explosion de l'Arsenal
Voici un autre grand nom de la rose, mais surtout un homme d’un courage exceptionnel. Si Jean-Baptiste Croibier est une figure mondiale de l’horticulture (fondateur de la Société des Rosiéristes Français), il est resté dans l’histoire vénissiane pour son acte d’héroïsme durant la Grande Guerre.
L’Arsenal : Une poudrière aux portes de la ville
En 1915, un immense complexe militaire est construit entre Vénissieux et Saint-Fons pour alimenter le front. C’est une véritable fourmilière : les usines Berliet fabriquent les obus, les verreries les contenants, et les usines chimiques fournissent les explosifs. En 1918, plus de 6 000 personnes y travaillent.
La nuit du 15 octobre 1918 : Le souffle de l’enfer
À peine un mois avant la fin de la guerre, une explosion terrifiante ravage l’Arsenal. La déflagration est si puissante qu’on la ressent à des centaines de kilomètres.
L’acte de bravoure : Adjudant-chef au 54ème Régiment d’Infanterie, J.-B. Croibier est à proximité. Comprenant immédiatement le danger pour sa ville, il prend les commandes :
Il organise l’évacuation de 2 000 hommes sous ses ordres.
Il sauve des archives militaires précieuses des flammes.
Grâce à son sang-froid, il évite un bilan humain bien plus lourd. Cet exploit lui vaudra la Médaille militaire et la Croix de guerre.
Des roses pour la Ligne Maginot
Après la guerre, Croibier reprend ses activités horticoles avec un prestige international. Anecdote incroyable : au début des années 1930, le gouvernement français lui demande de fleurir la ligne Maginot avec des milliers de rosiers !
Décoré dans de nombreux pays (Italie, Serbie, Tunisie) et Chevalier de la Légion d’honneur, il repose ici, rappelant que les « hommes des roses » de Vénissieux étaient aussi des hommes de devoir.
Note : L’incendie de l’Arsenal est l’un des événements les plus marquants de l’histoire de Vénissieux. Sans l’intervention de Croibier, le paysage que vous voyez aujourd’hui aurait pu être bien différent.
Sépulture
Ici reposent
Marie GRANGE, épouse CROIBIER – 1835-1916
Jean CROIBIER, Chevalier du Mérite agricole – 1830-1920
Jean-Baptiste CROIBIER, Chevalier de la Légion d’Honneur, Commandeur du Mérite agricole – 1869-1939
Jean-Eugène CROIBIER, Chevalier du M2rite agricole – 1897-1945
Marie MASSAGRIER, épouse LESTRAT – 1838-1890
Joannes LESTRAT – 1846-1907
Etiennette LESTRAT, épouse JB CROIBIER – 1874-1932
Marie NOUGUIER, Vve MILON – 1884-1969
Simone MILON, Veuve J.E. CROIBIER – 1908-1975
De Profundis
Particularité
Robert et Chollat, Architectes (Architectes réputés à qui l’on doit l’école Pasteur, l’horloge de Tassin et bien d’autres bâtiments.
Réalisé par la Coopérative ouvrière, Avenue Berthelot, 146, Lyon.
Généalogie de la famille
Photothèque
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